Par André Tarassi (février 2009)
Il est relativement facile de se présenter comme thérapeute aujourd’hui, compte tenu de la demande d’aide dans notre société malade, et nous avons pu constater des « dérapages » dans ce domaine.
Notre analyse du problème est cependant différente de celle des militants antisectes qui, peut-être afin de rendre leur message accessible au grand public et plus percutant, n’hésitent pas à pratiquer l’amalgame et le raccourci à outrance.
Le premier amalgame consiste à assimiler une personne engagée dans une démarche spirituelle ou de guérison à une cliente traditionnelle d’un psychiatre ou d’un psychologue. Cette dernière est généralement hors des réseaux du New Age dans lesquels foisonnent les offres de soins et d’accompagnement les plus diverses. Les critiques du phénomène devraient donc prendre en compte le fait que l’offre n’est pas la même, qu’elle correspond à une nouvelle demande, et que bon nombre des personnes en proie au mal-être se tournent vers des propositions qui se rapprochent de cette attente. Autrement dit, elles ne se tourneront probablement jamais vers des thérapeutes « officiels » même si l'alternative qu’elles avaient choisie est tout à coup désignée comme une « secte ». Leur problème reste entier.
Le second amalgame consiste à condamner toutes ces tentatives d’accompagnement pour le dérapage de quelques-unes d’entre elles note. C’est le raccourci contre lequel le CICNS lutte depuis quelques années, celui qui a causé le plus de dommages dans notre pays.
Si nous avons effectivement rencontré des individus dont la naïveté et le peu d’exigence personnelle conduisent à des dérapages (il s’agit généralement moins de manipulateurs que de personnes inconscientes, un autre mythe de l’antisectarisme à pourfendre), nous avons surtout connaissance de personnes sincères mais dont la formation et la compréhension de la nature humaine (les deux sont importants, la formation n’étant pas garante de la seconde qualité) ne sont pas suffisantes pour qu’elles se positionnent comme accompagnantes qualifiées.
Pourtant, même parmi celles-là, un nombre important de leurs « patients » se diraient satisfaits de ce qui leur a été dit ou proposé. Pourquoi ? Parce que le besoin n’est pas tant d'un propos que d'une demande d’écoute ainsi que du respect de leur foi, pratiquement absents des circuits traditionnels modernes. De manière non-officielle, nous avons même rencontré des personnalités politiques qui nous ont confié que « Le New Age faisait du bien à beaucoup de gens ». Et encore faut-il souligner qu’il existe un nombre conséquent d’accompagnants ayant la capacité à soulager le mal-être de ceux qui viennent les rencontrer alors que notre société ne les a pas reconnus.
Peut-on alors, raisonnablement, poursuivre une chasse aux dérapeutes, sans discernement, telle qu’elle est menée aujourd’hui ?
Il faudrait certainement mettre en place un observatoire de veille sur les nouvelles pratiques contemporaines, en analyser les causes et les rouages, mais un tel organisme de veille devrait être absolument « neutre » et autoriser l’émergence homéostatique de conseils et de méthodes sortant du circuit officiel, tout en surveillant attentivement les possibles dérapages.
Cependant, une telle qualité d’observation demande évidemment que soit revues et corrigées entièrement les positions de la lutte antisectes à la française. Au CICNS, nous avons une équipe capable de reconnaître les dérapages (chez les chasseurs comme chez les chassés) autant qu’elle est capable de prendre en compte ce phénomène de société qu’est la quête spirituelle de ce début de XXIe siècle et une demande plus générale d’un accompagnement que n’offre pas le système actuel.
Le manque de maturité des relations d’aide a provoqué cette répression aux conséquences dramatiques dans notre société. Nous pouvons certainement être attentifs à ne pas cautionner les dérapages tout en reconnaissant qu’une évolution des méthodes d’accompagnement de l’humain est en train de naître dans le creuset des nouvelles spiritualités et nouvelles approches thérapeutiques attentives à la demande contemporaine. Il en a toujours été ainsi dans l’histoire de l’humanité, ne passons pas à côté des évidences à cause de la tendance à l’amalgame et au raccourci facile.
Note: Et alors même que l'indulgence est de mise dans les circuits de soins officiels ou "le facteur humain" ou "l'instant d'égarement" sont mis en avant pour excuser des erreurs manifestes qui ne seront pas sanctionnées (voir le cas de l'ablation du mauvais sein par une équipe chirurgicale)
Lire sur le même sujet la position du CICNS sur les victimes d'abus
André Tarassi est né en 1961, il est le fondateur du CICNS. Chercheur indépendant, il étudie les Nouvelles Spiritualités depuis 30 ans. Il a étudié le journalisme et la télévision aux États-Unis. Il a publié, sous un autre nom, plusieurs ouvrages sur la démarche spirituelle.
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lundi 15 juin 2009
dimanche 15 mars 2009
"évasion en prison" : paratge d'expérience
"Madame Ghis - Évasion en prison," un livre ...au-delà de la démocratie
1 décembre 2008 - Peu importe que nous soyons en accord ou non avec sa démarche, Ghis ne laisse personne indifférent. Le Québec tout entier a suivi son cheminement vers sa souveraineté. La réputée Dre.Ghislaine Lanctôt, dite maintenant Ghis, a fait couler beaucoup d'encre et de salive...et pourtant Ghis est plus libre que jamais. Soixante ans après la publication du célèbre Refus global, dans lequel Paul-Émile Borduas et ses cosignataires cherchaient désespérément la liberté et annonçaient la fin du «règne de la peur», Ghis a choisi d'aller en prison plutôt que de renoncer à son identité véritable. Elle y a trouvé la clé qui met fin à l'esclavage humain. Après l'écriture des ouvrages «La Mafia médicale» et «Le procès de la mafia médicale» vendus à plusieurs milliers d'exemplaires au Québec et en Europe, elle nous arrive avec un livre sur la mafia politico- légale intitulé "Madame Ghis - Évasion en prison".
Ghis a fait une recherche digne de son intelligence médicale. Elle scrute et soulève avec une réalité exacerbée et bien réelle, ce que nous acceptons au nom de la peur des conséquences et qui nous empêche de décrocher du système sociétal imposé.
Le livre "Madame Ghis - Evasion en prison", est un chaleureux témoignage qui nous emmène à la prison montréalaise Tanguay où Ghis a partagé son quotidien avec des femmes pour la plupart étonnantes et attachantes. Les thèmes qui vont de...La séquestration à L'évolution de conscience à L'évasion de l'esclave sont en quelque sorte un rapport médical - avec ordonnance - pour un système démocratique à l'agonie. Il en fera se questionner plus d'un. Le testament est à venir... http://www.jemesouviensdequijesuis.com/Pour vous le procurer, contacter le : (1) 450-297-3930 (ndlr : Québec)
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